Société

À la recherche des personnes portées disparues

Résumé écrit le

284 000. C’est le nombre de personnes disparues à travers le monde en 2024, selon les signalements reçus par le service Rétablissement des liens familiaux (RLF) de la Croix-Rouge. « Un chiffre qui a augmenté de 70 % en cinq ans », s’alarme auprès du média belge Alter Échos la responsable de sa branche francophone en Belgique. En cause, selon elle : « La multiplication des conflits dans le monde, des migrations et de l’étiolement des règles de la guerre. »

Créé dès la fondation de la Croix-Rouge en 1864 afin de prévenir les familles de soldats, le RLF s’est depuis adapté à ces nouvelles formes de perturbations brutales dans le monde. Sur signalement, ce service bénévole va ainsi enquêter pour retrouver une proche disparue, principalement via des bases de données, des réseaux sociaux ou ses branches locales. « Il s’agit d’un phénomène mondial complètement invisibilisé, observe la responsable du RLF Belgique. Or, en prendre conscience permet de réhumaniser les personnes en situation de migration qu’on se représente toujours comme des personnes seules, alors que ce sont parfois des mères qui ont dû confier leurs enfants en chemin, des personnes qui ont une famille, qui sont amoureuses. »

Dans son récit, Alter Échos évoque aussi les obstacles auxquels se confronte le RLF belge, à travers plusieurs exemples ayant abouti à des retrouvailles. Mais « il existe aussi des issues plus complexes » : que ce soit des personnes ne souhaitant pas être retrouvées, des décès ou, pire, de simples soupçons.

Un résumé de Théo Sire
Journaliste à Basta!