Politique

Après l’élection de Laura Fernández à la présidence du Costa Rica, les craintes d’un virage autoritaire s’intensifient

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Dès le premier tour, les résultats de l’élection du 1er février au Costa Rica ont permis de désigner une nouvelle cheffe d’État : Laura Fernández, candidate du parti déjà au pouvoir, a été élue avec plus de 48 % des votes.

L’élection de celle qui se présente comme « l’héritière » du président sortant, écrit Focos, « ravive les craintes d’une dérive autoritaire, du recours aux référendums et de l’adoption de politiques répressives inspirées du Salvador ». D’autant plus que son parti a obtenu « une confortable majorité » à l’assemblée législative du pays.

« La campagne de Laura Fernández », admiratrice des politiques « anti-gangs » ultraviolentes du président Nayib Bukele au Salvador, « a été marquée par une ligne dure face à l’insécurité », note le média latino-américain. Elle a ainsi promis d’instaurer l’État d’urgence ou d’achever un projet de « méga prison » similaire à celles que l’on trouve au Salvador.

« La voie empruntée par le gouvernement de Laura Fernández sera déterminante pour savoir si le Costa Rica consolidera une dérive autoritaire, à l’instar d’autres pays de la région, ou si ses mécanismes institutionnels de contrôle parviendront à contenir la concentration du pouvoir. » C’est le début d’une « phrase critique » pour la démocratie costaricaine, conclut le média indépendant.

Un résumé de Emma Bougerol
Journaliste à Basta!