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Au Bangladesh, du bateau-hôpital au laboratoire mondial de l’adaptation climatique

Résumé écrit le

Vu du ciel, le large fleuve Brahmapoutre, qui traverse le Bangladesh, est constellé de centaines de petites îles collées les unes aux autres, où vivent des communautés isolées. « Sur ces terres instables appelées "chars", larges parfois de plus de trente kilomètres, balayées par des courants puissants, ni l’État ni les ONG ne parviennent à fournir des services de base », raconte Marcelle.

C’est ce constat qui a impulsé le projet de bateaux-hôpitaux de l’ONG bangladaise Friendship, dont le média d’infos positives retrace les actions. L’idée fonctionne, mais peu à peu Runa Khan, cofondatrice de l’ONG, est forcée de se rendre à l’évidence : régler un seul problème ne suffit pas face au changement climatique. « Les crues, autrefois saisonnières, sont devenues plus fréquentes et imprévisibles ; des îles entières se disloquent en quelques jours », indique Marcelle. Dans ce contexte, « soigner une femme ne sert à rien si sa parcelle disparaît la saison suivante ».

Prenant acte de la spécificité du terrain, Friendship a ainsi développé des alternatives mieux adaptées, telles que la formation de près de 700 agents de santé dans les différentes communautés, épaulés par une « application de santé mobile [...] et un centre médical à distance disponible 24h/24 ». L’ONG a élargi ses formes d’aide sur le même modèle : « plantation de bananiers pour des radeaux », écoles « démontables »Marcelle décrypte ici son modèle « d’une adaptation climatique intégrée : reconstruire l’ensemble de l’écosystème social, économique, environnemental et institutionnel des communautés, plutôt que juxtaposer des projets ».

Un résumé de Théo Sire
Journaliste à Basta!