Société

Biofortification : peut-on booster les gènes des plantes pour lutter contre la malnutrition ?

Résumé écrit le

Nourrir les ventres vides ne suffit pas : pour garantir la bonne santé d’une population, il faut qu’elle ait accès à une alimentation équilibrée afin d’éviter « des carences en micronutriments (zinc, fer, vitamine A…) », explique Socialter . Ces dernières touchent « deux milliards de personnes dans le monde – en particulier les pays du Sud, et plus spécifiquement les femmes et les enfants », soumis à un phénomène de « faim cachée ».

Pour combler ces carences souvent liées à la pauvreté, « une stratégie adoptée depuis vingt ans [...] a consisté en la promotion de la ’’biofortification’’, financée à hauteur de plus de 500 millions de dollars ». En clair, cela consiste à « enrichir en micronutriments les cultures par différentes méthodes, et en particulier via les semences ». Notamment, en les manipulant pour obtenir un organisme génétiquement modifié. Socialter cite un exemple de ces OGM : un « ’’riz doré’’, produisant du bêta-carotène (source de vitamine A) grâce à l’introduction d’un gène de maïs. »

Sans entrer dans les débats éthiques et scientifiques habituels sur les OGM, le média expose avant tout les angles morts de la « biofortification » génétique. La nutritionniste Sylvie Avallone précise ainsi que cette stratégie a montré « peu d’impact » en termes de réduction des carences, à l’inverse de la « diversification alimentaire  ». Face aux limites d’une solution purement « technique », plusieurs experts préconisent une approche plus large, prenant en compte « l’aspect multidimensionnel de l’alimentation, de ses enjeux socio-économiques et culturels ».

Un résumé de Théo Sire
Journaliste à Basta!