Société

Devant la commission sur l’audiovisuel public, Bolloré prêche pour moins de budget et plus de pub

Résumé écrit le

La commission d’enquête sur l’audiovisuel public continue ses convocations obligatoires du gratin des médias français. L’invité du 24 mars est notable : Vincent Bolloré, auditionné « en raison de ses parts dans Banijay, société de production, qui vend des contenus à France Télévisions. », indique le Projet Arcadie.

Au-delà de ce sujet « évacué très rapidement », le média parlementaire revient sur l’idée principale développée par ce milliardaire au service de l’extrême droite dans ses réponses aux députés : « L’audiovisuel public coûte trop cher et les quatre milliards que cela représente pourraient financer d’autres choses ». L’idée s’inscrit d’ailleurs parfaitement dans la démarche cette commission, créée en octobre 2025 à la demande de l’extrême droite ciottiste pour questionner « la neutralité, le fonctionnement et le financement » des médias publics.

Interrogé en tant que patron de médias privés (dont Canal+, CNews, Europe 1, Le JDD et bien d’autres), Vincent Bolloré a jugé que l’État devrait mener des coupes budgétaires drastiques, à l’image de ce que Bolloré a fait à son arrivée à la tête du groupe Canal. Le milliardaire breton propose même « un service public de l’audiovisuel financé par la publicité ». Mais comme l’analyse le média en ligne, cette idée semble absurde lorsqu’on se penche sur les obligations légales qu’induit la mission de service public, loin de celles d’une chaîne privée de divertissement comme Canal+. « Pourtant, alors que les députés présents sont tous de la génération Canal+, personne n’a semblé gêné par cette comparaison. »

Un résumé de Théo Sire
Journaliste à Basta!