Le gouvernement australien a décidé d’interdire les réseaux sociaux pour les adolescents de moins de 16 ans. Cette décision, une première dans le monde, a pris effet le 10 décembre. Si elle a officiellement pour but de protéger les enfants, elle pourrait aussi leur causer du tort. En effet, cette interdiction serait « susceptible d’empêcher les jeunes d’accéder à des informations importantes pour leur bien-être et leur sécurité sexuelle en ligne », écrit Crikey.
« Les architectes à l’origine de la première interdiction mondiale des réseaux sociaux pour les adolescents ont probablement vécu l’éducation sexuelle comme une lecture embarrassante en classe et comme une manipulation maladroite d’un préservatif sur une banane », ironise le média. Mais, depuis l’accès généralisé à Internet, les adolescents s’informent aussi en ligne. « Les plateformes en ligne, y compris les réseaux sociaux, constituent des sources d’information importantes pour les jeunes, en particulier en ce qui concerne les connaissances sur la sexualité et les relations amoureuses, qu’ils peuvent hésiter à aborder en classe ou avec leurs parents. »
De plus, ajoute le site australien, les jeunes ont tendance à être critiques du contenu qu’ils lisent, plutôt que d’y croire aveuglément. Une ressource d’autant plus importante qu’en Australie, comme dans d’autres pays, l’éducation sexuelle et affective à l’école n’est pas toujours pertinente. Plus d’un jeune sur deux se tourne alors vers Internet pour chercher des informations plus précises à leurs questions. Où vont-ils trouver ces réponses désormais ?