« La Coupe du monde 2026 aura surtout été, pour la Tunisie, le théâtre d’un effondrement en mondovision », résume avec déception Inkyfada. Après l’élimination express de l’équipe nationale, « avant-dernière d’un tournoi à 48 équipes, après trois défaites consécutives face à la Suède (5-1), au Japon (4-0) et aux Pays-Bas (3-1) », le média tunisien révèle grâce à des sources internes l’ampleur de ce « fiasco annoncé ».
Car cette affaire « dépasse [...] le seul cadre du ballon rond », précise Inkyfada. Après la première défaite face à la Suède, le média avait raconté le chaos interne qui avait poussé la Fédération tunisienne de football (FTF) à remplacer en urgence le sélectionneur par un coach français, Hervé Renard, reconnu pour ses victoires en Coupe d’Afrique avec la Zambie et la Côte d’Ivoire.
Mais même lui n’a rien pu faire : en plus de constater l’impréparation physique « catastrophique » de l’équipe (« certains joueurs peinaient à assumer la cadence de l’entraînement »), il s’est également confronté à l’inaptitude de trois des principaux dirigeants de la fédération, considérés « comme un véritable poison pour le football tunisien ».
Inkyfada raconte ainsi sa gestion de la compétition tant bien que mal. Face au « silence radio » de la FTF, « c’est la présidence de la République qui gérait, seule, les communications avec Hervé Renard » jusqu’à l’élimination de la Tunisie et son départ du poste de sélectionneur. C’est le récit d’un échec sportif qui se transforme en crise politique. Alors que le ministre tunisien des Sports serait sur la sellette, « plus aucun contact ne subsisterait » entre le sommet de l’État et la fédération.