Politique

En Bretagne aussi, la « génération Bardella » creuse son sillon

Résumé écrit le

Blanche Le Goffic (18 ans), Valentin Legros (21 ans), Elouan Racineux (26 ans), Dylan Lemoine (27 ans), Théo Thomas (28 ans)... Pour gagner des mairies bretonnes aux municipales de mars 2026, le Rassemblement national mise sur « une jeunesse disciplinée et du cru », analyse Splann !. À l’occasion de la présentation de deux listes RN, le 14 février, le média local s’attarde sur trois profils parmi la demi-douzaine de jeunes prétendantes à la fonction de maire.

À l’inverse de certaines têtes de liste RN « parachutées », ces novices en politique ont généralement une attache avec la commune qu’iels aspirent à diriger. Pourtant, ces candidates sont loin d’être aussi bien identifiées localement que les « vieux candidats RN », commente un militant antifa breton. À l’image de Blanche Le Goffic, à Lannion (Côtes-d’Armor), qui, malgré ses années de lycée lannionaises « n’est pas et n’a pas été impliquée dans la vie associative et la vie locale », assure un journaliste.

En revanche, ces jeunes loups RN sont souvent mieux préparés à la chose politique. Blanche Le Goffic s’est ainsi formée au très droitier Institut de formation politique (IFP), et « la plupart d’entre eux sont encore membres du Rassemblement national de la jeunesse (RNJ) » précise Splann !. « On assiste à un schéma d’implantation qui vient d’en haut, estime le docteur en sciences politiques Guillaume Letourneur. À l’image de Jordan Bardella, cela produit des professionnels qui vivent de et pour la politique. »

Un résumé de Théo Sire
Journaliste à Basta!