Ils sont méconnus du grand public, ils s’appellent Live Nation, AEG, KKR (tous trois états-uniens) et CTS Eventin (Allemagne). Ces quatre groupes « contrôlent à eux seuls plus de 200 festivals de musique en Europe (Royaume-Uni inclus) parmi les plus importants, décrypte L’Observatoire de multinationales. Le média d’investigation publie deux cartes montrant cette concentration, réalisées par des réseaux dédiés à la défense de la culture indépendante.
C’est le cas par exemple en France pour Rock en Seine ou We Love Green, détenus à 50 % par AEG, ou de Main Square, le TSF Jazz Festival de Chantilly et Lolapalooza Paris, dans le portefeuille de Live Nation ». Ainsi que de grandes salles de concert : le Bataclan, l’Adidas Arena et l’Accor Arena à Paris pour AEG, par exemple, quand L’Olympia est, lui, possédé par Vincent Bolloré.
« Le phénomène de concentration ne s’arrête pas là, puisque ces grands groupes sont aussi présents dans la production, les services techniques et surtout la billetterie et les données associées », poursuit L’Observatoire. Les trois groupes aux États-Unis sont possédés par des milliardaires, dont plusieurs sont de gros donateurs de Trump.