La méthode est rodée : racheter des médias en ligne, licencier leurs journalistes pour les remplacer par des contenus générés par IA, puis exploiter leur notoriété pour pousser les internautes vers des cryptomonnaies non régulées ou des casinos en ligne. Le média Next met en lumière les pratiques de Clickout Media, une entreprise britannique qui « rachète, exploite et finit par anéantir des marques de presse en ligne ».
Au cœur de ce système, le « SEO parasite », ou « l’utilisation abusive de la réputation d’un site pour promouvoir des produits douteux voir illégaux ». Après s’être implantée sur des sites spécialisés dans les casinos et les cryptos, la société a étendu ses rachats à des médias consacrés au football, au sport féminin ou encore à la tech. Plusieurs propriétaires racontent avoir été approchés par des acheteurs anonymes leur proposant un « prix d’or ».
Selon d’anciens employés, jusqu’à 300 sites auraient été ainsi cannibalisés. Le modèle économique est simple : pousser les lecteurs à « investir » dans des casinos et des cryptomonnaies douteuses, et récupérer une partie des sommes perdues, pouvant aller de 100 à 1 200 dollars par joueur.