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Inès Tazidert, guide dans le Sahara algérien : « Je veux un tourisme qui crée du lien »

Résumé écrit le

Le tourisme explose dans le désert algérien, avec les dérives habituelles : « Des déchets abandonnés sur des sites protégés, des visiteurs peu sensibilisés aux enjeux environnementaux ou à la culture locale, des pratiques touristiques déconnectées des réalités du territoire... », liste Medfeminiswiya. En opposition à ce modèle, le média féministe et méditerranéen a rencontré Inès, 30 ans, guide nationale agréée à Djanet, à l’extrême sud-est de l’Algérie.

Après avoir grandi entre ce village familial et sa France natale, où elle poursuivait ses études jusqu’en 2020, elle a fini par s’installer définitivement dans cette oasis du Sahara « afin de contribuer au développement de sa région en valorisant son patrimoine culturel et naturel. » Elle secoue ainsi le modèle touristique habituel, raconte Medfeminiswiya. En plus d’être l’une des seuls femmes guide de cette région, elle défend un tourisme engagé. Écologiquement, d’abord : « Je refuse systématiquement les circuits en moto, en quad ou en buggy afin de limiter la pollution, même si cela serait probablement plus rentable ».

Elle s’engage aussi pour des séjours « qui responsabilisent » les visiteurs grâce au contact humain avec les habitants locaux. Inès indique qu’elle tient toujours « à intégrer une ou deux journées de visite en ville ou dans les ksour », ces villages fortifiés touarègues vieux parfois de plusieurs centaines d’années. Une manière aussi pour la guide de rappeler que Djanet et le Sahara ne résument pas à un désert sans vie.

Un résumé de Théo Sire
Journaliste à Basta!