Économie et social - Écologie

L’éco-score des vêtements : un outil face à la fast fashion ?

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Oubliez le code couleur du Nutri-Score ; son pendant pour l’habillement mise sur la sobriété, en noir et blanc. Sur une étiquette arrondie, un score « compris théoriquement entre 0 et l’infini » inscrit en gros caractères indique les « points d’impacts » environnementaux du vêtement auquel il est attaché. Le magazine de l’association 60 Millions de Consommateurs fait le point sur cet « Éco-Score », censé faciliter le choix des acheteurs depuis début octobre, à la suite du vote de la loi Climat et Résilience en 2021.

Le média décrypte le calcul du score : « les impacts sont évalués à chaque étape : extraction des matières premières (culture du coton ou du lin, fabrication des fibres synthétiques, etc.), fabrication (filature, tissage, teinture, confection), transport, usage, fin de vie ». Ce à quoi s’ajoutent des bonus ou malus, par exemple pour une marque de fast-fashion.

Au premier coup d’œil, ce score est toutefois moins compréhensible que son alter ego alimentaire : « un score de 1 000 points, par exemple, c’est beaucoup ? Évidemment, tout dépend du vêtement : trop élevé pour un caleçon [...], faible pour un jean ou un manteau. » L’acheteur peut alors se référer à un second chiffre sous l’Éco-Score « indique le coût environnemental rapporté à 100 g de vêtement. De quoi comparer, à l’instar du prix d’un aliment au kilo ou au litre, deux habits d’une même famille ». Seul vrai bémol, selon l’association : comme le Nutri-Score, « son affichage restant volontaire, cela restreint d’emblée son déploiement ».

Un résumé de Théo Sire
Journaliste à Basta!