« Nous qui luttons contre Ebola, nous travaillons comme des soldats. Il se pourrait bien que d’autres, moi y compris, suivent Vladimir demain. Nous nous battons pour la même cause : sauver des vies humaines face à cette épidémie d’Ebola. » Vladimir Maduali était médecin en République démocratique du Congo (RDC). Il est décédé le 24 mai, des suites d’Ebola. Celui qui prononce ces mots est le docteur Richard Lokudu qui, comme l’a fait Vladimir, se bat contre la maladie « depuis que le foyer épidémique a été identifié ce mois-ci », raconte The Guardian.

« Selon les professionnels de santé, l’épidémie d’Ebola – la 17e en RDC depuis que le virus a été identifié pour la première fois en 1976, cette fois-ci sous la forme d’une nouvelle souche – n’a pas été détectée rapidement, rappelle le journal britannique. On estime que cela a contribué à sa propagation. L’OMS a exhorté les pays voisins de la RDC à coordonner leurs efforts au-delà des frontières afin d’empêcher le virus de se propager à l’échelle régionale. »

L’arrêt de l’Usaid et le retrait de l’OMS ont un fort impact

À l’ouest de l’Ouganda, dans la région frontalière à la RDC, « les autorités s’empressent de limiter la propagation du virus Ebola de Bundibugyo, une souche rare du virus pour laquelle il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement », raconte Mongabay. Dans cette région, les chauves-souris sont partie intégrante de la vie quotidienne, décrit le média, mais sont aussi « considérées comme les espèces réservoirs les plus probables du virus Ebola ». Il faut développer de toute urgence la prévention, préviennent des scientifiques.

« L’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo et en Ouganda est l’une des plus importantes de l’histoire récente », souligne Mother Jones. Plus de 200 morts sont « suspectées » d’être liées à la maladie. Cette dernière « se propage rapidement, et les responsables de la santé publique affirment avoir du mal à la contenir, car les fonds alloués à l’Agence américaine pour le développement international [Usaid] et à d’autres initiatives d’aide ont été réduits par l’administration Trump ».

Le média américain TruthOut confirme : « Les experts en santé ont prédit que les coupes budgétaires imposées à l’Usaid, ainsi que la décision de l’administration Trump de se retirer de l’OMS (une décision qui a été officialisée plus tôt dans l’année), perturberont sans aucun doute les interventions sanitaires mondiales, comme on le constate actuellement en Afrique centrale. »