À Oujda, au nord-est du Maroc, sur la place de la mairie, chacune « a apporté une photo de l’être cher, une attestation de naissance ou tout autre document prouvant qu’Ayman, Mustapha, Ali ou Oumaira ont existé et continueront d’exister », raconte Enass. Ces prénoms, ce sont ceux de personnes disparues sur les routes migratoires. Leurs proches, en route pour la frontière algérienne pour une commémoration, font partie de la caravane de l’Association marocaine d’aide aux migrants en situation vulnérable (AMSV).
« Les familles de disparus et de détenus espèrent tirer un fil qui pourra les mener vers une information, un signe de vie, un soupçon d’espoir », raconte le média marocain. Ce phénomène grandit, note le président de l’association : « En 2025, nous avons traité 436 cas de disparition ou de détention sur les routes migratoires. Le phénomène s’étend géographiquement de manière préoccupante. »