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Les nouveaux anneaux du pouvoir au Nicaragua : Rosario Murillo, l’épouse du dictateur aux commandes

Résumé écrit le

« Au Nicaragua, ni le président ni le parti au pouvoir n’ont changé depuis le retour de Daniel Ortega à la présidence en 2007, écrit Confidencial. Mais le cercle du pouvoir qui l’entoure, [lui], a changé – et s’est réduit – surtout depuis l’ascension fulgurante de Rosario Murillo. » Le média nicaraguayen en exil retrace la trajectoire de la femme du dirigeant, de directrice de communication de sa campagne en 2001 à « coprésidente » en position de succéder à son mari au pouvoir.

« Pendant ce temps, Daniel Ortega apparaît de plus en plus affaibli et isolé, privé de tout pouvoir de décision effectif et se contentant d’un rôle symbolique et cérémoniel », souligne le site indépendant. Dans son ascension, Rosario Murillo s’est assurée d’écarter tous ses concurrents potentiels des cercles du pouvoir. Elle est désormais au plus haut de l’appareil dictatorial, sans rivaux.

« Pendant plus d’une décennie, le rapport de force entre Ortega et Murillo est resté le secret le mieux gardé du régime », écrit le média. Si, pendant des années, les seuls débats possibles sous ce régime autoritaire se tenaient entre les deux parties du couple au pouvoir, maintenant, c’est Rosario Murillo qui dirige. « L’un des exemples les plus récents est la nomination de la nouvelle Cour suprême “alignée sur Murillo”, au sein de laquelle elle a nommé huit magistrats », illustre Confidencial.

Un résumé de Emma Bougerol
Journaliste à Basta!