Société

Les « objets volés » dans les musées en 3 questions

Résumé écrit le

Pourquoi y a-t-il autant d’œuvres d’art africaines dans les musées de Nouvelle-Aquitaine ? C’est l’une des questions auxquelles répond la revue locale Far Ouest dans cet article, dédié à l’enjeu de la restitution des pièces volées.

Far Ouest part d’un constat chiffré, établi par une carte de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) et le musée d’Angoulême : en Nouvelle-Aquitaine, « 42 musées possèdent des pièces originaires du continent africain ». En raison du passé colonial de la région, « toutes ne sont pas arrivées sur le territoire en toute légalité », explique le média local, qui rappelle l’existence de quatre ports aquitains historiquement « stratégiques » pour le commerce et les expéditions coloniales (Bordeaux, La Rochelle, Rochefort et Bayonne). Ceux-ci servaient « de portes d’entrée et de sortie pour le territoire français ». Mais alors, comment expliquer qu’Angoulême, dans les terres, détienne « aujourd’hui la deuxième plus grande collection d’objets africains en France » ?

En rappelant le contexte d’acquisition de ces œuvres, Far Ouest résume avec clarté les éléments permettant aux associations mémorielles et musées locaux de déterminer si un objet a été volé ou non. Le média évoque aussi une question plus complexe : comment « permettre à ces pays de retrouver une propriété symbolique » de leur patrimoine, même s’ils ne cherchent pas à les récupérer ?

Un résumé de Théo Sire
Journaliste à Basta!