Économie et social

Liquidation de Brandt : les larmes et la rage après le rejet du projet de reprise des salariés

Résumé écrit le

« Rage », « choc », « dégoût », « gâchis » et « écœurement ». C’est ce qu’expriment les salariés de Brandt et leurs soutiens dans les colonnes de Mediapart. Jeudi 11 décembre, le tribunal des activités économiques de Nanterre (Hauts-de-Seine) a étouffé le dernier espoir de reprise du groupe d’électroménager français : « Un projet de Scop, société coopérative et participative, qui entendait préserver les deux usines et au moins trois cents emplois » sur les 750 en France. Et ce, malgré le soutien « inédit » de l’État, rappelle le média.

Pour expliquer cette liquidation judiciaire surprenante, Mediapart donne la parole à plusieurs élus locaux des sites industriels de Brandt, qui pointent du doigt le manque de soutien des banques, malgré un appel en ce sens du gouvernement. Mais au-delà des détails économiques, le média en ligne s’attarde particulièrement sur l’impact psychologique de ces 750 licenciements annoncés à quelques jours de Noël. Devant l’usine de Vendôme (Loir-et-Cher), un délégué syndical décrit, d’une « voix tremblante », la scène à la journaliste : « Tout le monde a pris un gros coup de massue derrière la tête, j’ai devant moi des salariés qui ont des larmes dans les yeux. »

Un résumé de Théo Sire
Journaliste à Basta!