Société

Mort d’El Hacen Diarra : un troisième policier participait-il au plaquage ventral ?

Résumé écrit le

El Hacen Diarra, ressortissant mauritanien qui résidait à Paris, est décédé au commissariat du 20e arrondissement à la suite de son interpellation et d’un « arrêt cardio-respiratoire » dans la nuit du 14 au 15 janvier. L’ONG indépendante d’investigation INDEX a analysé la vidéo de l’interpellation, filmée par un témoin. Et révèle la présence « probable » d’un troisième policier lors de l’interpellation, réalisant un plaquage ventral. Les deux policiers visibles lui tenant les jambes, après avoir tiré au taser, le troisième immobilisant vraisemblablement le haut du corps.

L’autopsie réalisée montre par ailleurs que El Hacen Diarra a subi une « fracture de la corne du cartilage de la thyroïde », une partie du larynx. « Cette lésion est compatible avec un traumatisme cervical, en particulier lors d’étranglement ou de compression des voies aériennes », note INDEX, ainsi qu’une plaie profonde au front.

« Le plaquage ventral est une technique d’immobilisation consistant à maintenir une personne en décubitus ventral sous contrainte physique significative. Elle expose à un risque élevé d’asphyxie positionnelle. Bien qu’interdite dans plusieurs villes américaines (New York, Los Angeles) ainsi qu’en Suisse et en Belgique, elle demeure autorisée en France », rappelle INDEX. Une information judiciaire pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort » a été ouverte suite au décès.

Un résumé de Ivan du Roy
Journaliste, co-rédacteur en chef et co-fondateur de Basta!