En 2018, une tribune appelait à censurer une carte raciste des pays du monde établissant un lien entre intelligence et génétique… « Il n’en fallait pas plus à la fachosphère pour ressusciter les vieilles théories biologiques du XIXe siècle », remarque Blast. Huit ans plus tard, en janvier 2026, un auteur a usé de cette même carte au micro de Radio Courtoisie pour juger le niveau de quotient intellectuel (QI) d’un député d’origine angolaise et congolaise.
Dans cet article, les journalistes indépendants Thierry Vincent et Thibault Rios reviennent ainsi sur la résurgence de cette forme de racisme dit « biologique » : user de théories et d’arguments pseudoscientifiques afin de donner à des idées racistes une image plus sérieuse et objective. L’article de Blast revient notamment sur « la championne toutes catégories » en la matière, l’ex-Femen Marguerite Stern. « S’aventurant — sans aucune compétence — sur le terrain de la paléoanthropologie, Marguerite Stern compare ainsi le processus de disparition de l’Homme de Néandertal au "grand remplacement des Européens" par les non-Blancs. »
Si les exemples cités semblent réduire ce phénomène aux dangereuses obsessions d’une poignée d’influenceur∙euses racistes, « on aurait tort de croire ce genre de discours cantonné aux marges de l’extrême droite », alertent les auteurs. À l’image des commentaires sur les « grands singes » et les « tribus primitives » formulés sur CNews après la victoire de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis.