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« Une bulle où chacune peut se poser » : Et Après Cancer veut rompre l’isolement en milieu rural après la maladie

Résumé écrit le

Cela paraît contre-intuitif, et pourtant : selon étude de la Ligue contre le cancer, 33 % des anciens patients interrogés ayant survécu à la maladie « affirment que "l’après-cancer" a été plus difficile à vivre que la période des traitements médicaux », rapporte Ismée. Un problème national au cœur de l’idée de l’association locale « Et Après Cancer », dans la région de l’Entre-deux-Mers (Gironde).

« Pour les proches, les amies, la famille, l’après-cancer est une fin heureuse. [...] Or le cancer, c’est comme si on vous kidnappait de votre vie : on a été désocialisé, déprofessionnalisé, votre corps a changé, votre cerveau fonctionne différemment, votre mémoire n’est plus la même », explique ainsi Aurélie, une des trois cofondateurices de l’association en 2025. Toustes les trois concernées par la maladie, iels constatent après enquête que la grande majorité des ex-patientes de leur zone rurale près de Bordeaux n’ont pas du tout été accompagnées après leur cancer.

Leur solution : une vieille caravane aux banquettes mauves, se déplaçant de commune en commune pour proposer un temps d’échange sur l’après-cancer à celleux qui en ont besoin. Par ce reportage, Ismée met en lumière une façon de « transformer l’isolement rural en une solidarité de proximité » pour les anciens malades du cancer. Et ce, en soulignant les causes derrière cet abandon : du « manque de moyens humains et logistiques » dans la santé publique, à la « mise en scène » des campagnes d’Octobre Rose qui enjolivent le cancer.

Un résumé de Théo Sire
Journaliste à Basta!