Des militants trotskistes du mouvement Révolution permanente (RP), des indépendantistes kanaks, ou le militant libanais propalestinien Georges Abdallah : tous ont fait face à la justice française, en juin 2025. « Prisonniers politiques », vous avez dit ? La réponse n’est pas si simple, explique dans cet article Le Monde Diplomatique.
Pour répondre à sa propre question, Le Monde Diplo cherche à identifier des critères clairs de « la dimension politique d’une privation de liberté ». Est-ce ceux du Conseil de l’Europe, évoquant « une détention dont, pour des raisons politiques, la durée ou les conditions "sont manifestement disproportionnées par rapport à l’infraction" », comme ce fut le cas pour Georges Abdallah selon le média ? Ou est-ce que cela concerne toute personne condamnée pour des infractions classées comme « atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation » par le Code pénal, à l’image de milliers de « jeunes condamnés après la révolte consécutive à la mort de Nahel Merzouk en juin 2023 à Nanterre » ?
Au fil de ses interrogations, Le Monde Diplo raconte les conditions troublantes d’interpellation, de détention et de jugement dans plusieurs affaires récentes. Notamment, celle visant cinq militants pour l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie depuis 2024. Quels que soient les exemples ou les critères, « le même acharnement revient », constate le journal, « comme un trait d’époque, à la mesure du raidissement autoritaire qui affecte toute la société française. »