Société

À Aix, le procès de trois assassinats et de la barbarie ordinaire du narcotrafic

Résumé écrit le

Trois jeunes hommes abattus en quelques minutes, leurs corps brûlés ou mutilés, des conversations téléphoniques « d’une froideur glaçante » : à Aix-en-Provence, cinq hommes comparaissent jusqu’au 6 novembre pour leur rôle présumé dans ces assassinats commis en décembre 2020, sur fond de guerre entre réseaux de narcotrafiquants marseillais, indique Marsactu.

La crudité des échanges traduit autant une brutalité banale qu’un saisissant désintérêt pour l’autre. Anciens partenaires devenus ennemis au gré des luttes qui enflamment les réseaux, tous ces hommes se connaissaient. Deux d’entre eux étaient d’ex-camarades de collège. L’un fait partie des victimes, l’autre des tueurs présumés.

Parmi les accusés, Malik Kariba, surnommé « le Boucher ». Alors sur écoute, il s’est vanté auprès de ses interlocuteurs, d’avoir participé aux meurtres et a décrit avec une précision glaçante le démembrement de l’une des victimes. Ce procès fait aussi écho au combat d’Amine Kessaci, frère de Brahim, devenu militant contre le narcotrafic après la mort de son aîné, puis confronté à l’assassinat de son autre frère, Mehdi, en 2025.

Un résumé de Nourhane Mahmoudi
Journaliste à Basta!