Politique

Entre héritage fabiusien et mécanique municipale, comment le PS tisse (toujours) sa toile dans la métropole rouennaise

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Depuis la fin du mandat de François Hollande en 2017, la popularité du Parti socialiste s’est effondrée dans les urnes. Pourtant, à la tête de la métropole de Rouen, regroupant 71 communes et 500 000 habitants, le socialiste « Nicolas Mayer-Rossignol a été réélu sans souci en avril 2026 », remarque Le Poulpe, après avoir été reconduit à la mairie rouennaise lors des municipales.

Avant d’analyser cette victoire, le média normand fait d’abord la liste des nombreuxses autres administrateurices de la métropole à avoir brigué un mandat aux dernières élections municipales dans le reste de la Seine-Maritime. Pour Le Poulpe, c’est le signe d’une vieille stratégie politique locale consistant à « placer des pions ici et là » pour étendre son influence : « la fabiusie », du nom de l’ex-Premier ministre socialiste Laurent Fabius.

Dans les années 1980, celui qui était député de Seine-Maritime puis président de la Métropole rouennaise « a posé les bases » de ce réseau, avec « un principe simple : repérer tôt, former vite, placer partout. De jeunes militants, souvent issus des Jeunesses socialistes de Seine-Maritime, sont intégrés dans les cabinets, les directions de services, les collectivités. En échange, ils sont disponibles, redevables, mobilisables. » Quarante ans après, la machine continue de profiter au PS rouennais, estime Le Poulpe. Pour le média, ce « croisement des emplois administratifs au sein des collectivités avec des mandats politiques nourrit le soupçon quant à l’utilisation à bon escient des deniers publics ».

Un résumé de Théo Sire
Journaliste à Basta!